Article • mardi 24 février
Juste une petite réflexion qui m'a traversé l'esprit hier. Lundi 23 février, l'évangile du jour était la description, faite par Jésus, de son retour dans la gloire (Mt 25, 31-46), avec la séparation des hommes de toutes les nations, les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche. En la relisant, quelque chose m'a frappé : c'est l'acceptation, par les brebis comme par les boucs, de leur dernière destination. En effet, dans cette "mise en scène" du Jugement, il n'est cette fois question pour personne d'être "pris" ou "jeté" de force, comme par la peau du cou, que ce soit au Ciel ou en Enfer. Tout le monde peut maintenant comprendre, et personne n'est surpris. En effet : après les éclaircissements que Jésus livre à tous les hommes quant à la vraie mesure de leurs actes ("Seigneur, quand t'avons-nous vu ?" - "C'est à moi que vous l'avez fait/pas fait..."), qu'est-ce qu'il se passe ? Chacun vaque à son éternité, ciel ou enfer : "Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle." Tout le monde va là où il le doit, comme de lui-même ! Comme si c'était d'un commun accord. Librement. Ainsi, si ce Jugement montre déjà que nous sommes libres devant le Christ en tant que nous sommes jugés sur ce que nous avons fait (et non ce que nous sommes - naissance, caractère, capacités naturelles, défauts...), cette liberté se voit jusque dans le dernier acte que tous les hommes poseront : "ils s'en iront". De leur plein gré ! Chacun va là où il doit, en fonction de ce qu'il a fait pour le Christ ou non. La liberté ne s'efface donc pas dans l'au-delà : non abolie, elle est plutôt définitivement accomplie. Dans le Christ, qui était dans chacun des plus petits de nos frères ici-bas, elle trouve son orientation éternelle. Notre liberté sera donc... "christallisée" !
Voir les détails →