Article • dimanche 1 février
Une fois de plus, ma fête chrétienne préférée risque de passer inaperçue, ce lundi 2 février: la fête de la Présentation de Jésus au temple. Elle a lieu exactement 40 jours après Noël. Marie et Joseph vienne présenter leur premier-né, explique saint Luc (2, 22-24): >«Ils l'amènent en haut, à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, — comme il est écrit dans la Loi du Seigneur : tout mâle ouvrant la matrice sera appelé saint pour le Seigneur, — et pour donner en sacrifice — selon ce qui est dit dans la Loi du Seigneur — une paire de tourterelles ou deux poussins de colombes.» Cette démarche de la sainte Famille elle aussi a presque passé inaperçue. Ce jour-là, ni fanfare ni acclamation, ni ange ni étoile. Les seuls à accueillir Jésus, ce sont deux vieillards: un homme, Siméon, et une femme veuve, Anne. Ils sont là pour une rencontre. Ils attendaient la délivrance d’Israël. Avertis par l’Esprit-Saint, Siméon reconnaît en cet enfant de 40 jours le Salut espéré par le peuple des pauvres, et il bénit Dieu, et il entonne un cantique. Anne, prophétesse, exulte et loue Dieu. Nous-mêmes venons souvent au temple (ou plutôt à l’église) : sommes-nous prêts pour une rencontre avec Jésus? habités par l’espérance d’une délivrance? disposés à chanter et bénir Dieu? Les Orientaux appellent justement cette fête «fête de la rencontre (hypapante)», car c’est important d’être en éveil, en marche, en attente, disponible pour la joie de se laisser rencontrer, d’accueillir la surprise de Celui qui vient. C’est le sens de la procession que nous ferons à l’église ce lundi à 18h30, en portant nos chandelles (cette fête est aussi appelée Chandeleur): qu’au milieu de la nuit de ce monde, nous allions, déjà riches de sa lumière, rencontrer Celui qui est venu pour notre délivrance!
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