Le Carême a-t-il passé vite pour vous? Pour moi, oui: et j’en ai un peu honte, car il se peut que je ne l’aie pas assez bien fait… Certes il n’est pas trop tard: tel l’ouvrier de la 11e heure, je peux encore me laisser embaucher et prétendre au salaire que le Vigneron divin distribuera à Pâques.
Nous pouvons tous être avec Jésus, que nous ayons été fidèles depuis les premiers pas de la montée vers Jérusalem, ou que nous le rejoignions à son arrivée au Mont des Oliviers pour les Rameaux. Les évangiles lus aux messes de ces derniers jours (disponibles sur aelf.
org ou sur l’appli AELF) nous montrent la détermination de Jésus face à ce qui l’attend à Jérusalem: sa force face à la passion, sa liberté inaliénable devant la haine qui s’amoncelle contre lui, mais aussi sa sérénité au milieu des hosannas de la foule acclamant l’humble «fils de David» monté sur un ânon. Et nous?
sommes-nous déterminés à suivre Jésus? forts? libres et sereins? Mettons-nous à la suite de Jésus, à son école. Pour cela une bonne vieille carte peut nous aider. Comme un mystère médiéval, dans la liturgie, nous sommes invités à revivre la Pâques de Jésus.
Cela commence aux Rameaux (Mt 21) de Bethpagé à Jérusalem, puis au Temple (Mt 22-25), puis à Béthanie (Mt 26, 6), à Jérusalem encore au Cénacle (26, 17), à Gethsémani (26, 36), chez le grand-prêtre à Jérusalem (26, 57), chez Pilate (27, 11), et finalement juste en-dehors de Jérusalem au Calvaire (27, 32), au sépulcre (27, 57).
N’hésitez pas à relire chez vous la Passion de saint Matthieu, peut-être à l’écouter avec J.-S. Bach, à visualiser la géographie de ces étapes sur la carte jointe. Puisse notre géographie intérieure en être bouleversée! Au matin de Pâques, le tombeau sera vide, Jésus ailleurs, autrement, et nous aussi, avec lui ressuscités!